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jeudi 5 décembre 2013

Le MBTI (test de personnalité)

Les tests de personnalité, c'est un peu comme la religion. Il y a les croyants, les non-croyants, et le reste, soit 90% des gens qui n'ont pas vraiment choisi.

J'ai fait récemment le test de personnalité MBTI (Myers Briggs Type Indicator), le plus pratiqué des tests par les RHs du monde entier.

L'idée est de classer les personnes selon 4 critères : Energie, Observation, Choix et Action. Ces 4 critères sont complètement bipolaires, soit vous êtes d'un coté de la barrière, soit de l'autre.


  • Energie : soit vous êtes Extraverti : vous tirez votre énergie des personnes qui vous entoure; ou Introverti : vous tirez votre énergie de la solitude
  • Observation : soit vous êtes iNtuitifs : vous voyez les choses globalement; ou Sensitif : vous voyez les choses dans leurs détails
  • Choix : soit vous êtes logique (Thinking) : vous faites vos choix basé sur des critères précis; ou émotif (Feeling) : vous faits vos choix basé sur vos coups de cœurs
  • Action : soit vous êtes structuré (Jugment) : vous préférez les environnements bien établis et stables; ou souple (Perceiving) : vous préférez les environnements organiques, qui changent souvent.


Les axes sont donc E/I, N/S, T/F et J/P. Choisissez bien vos lettres, après on ne peut plus en changer. Enfin, la théorie du test dit qu'on est forcement catégorisé, depuis très jeune, et que quoi qu'il arrive, on conservera toujours notre personnalité de départ tout au long de notre vie (non, on ne devient pas Extraverti, ni Introverti, ou l'est ou on ne l'est pas).

ENFP - La vie est plus belle avec un sourire
Je suis tombé sur ENFP, ce qui fait de moi le Champion (c'est pas moi qui le dit c'est Wikipédia). Cela me donne une bonne raison d'être plutôt du côté croyant que non-croyant !

Ce test est utile si vous vous posez des questions sur votre rapport à votre travail notamment. Peut être que votre personnalité ne correspond pas du tout à votre rôle dans l'entreprise. Dans ce cas, ce test peut vous aider à vous réorienter sur un chemin de carrière plus compatible avec votre personnalité. Une personne de type souple aura du mal dans l'administration, et inversement, quelqu'un de structuré se sentira mal à l'aise en start-up.

Les critiques soulèvent le problème que projeter 7 milliards d'individus dans 16 cases c'est un peu gros. En effet, ce test reste une grosse approximation de la complexité de l'esprit humain. Les approximations n'ont tout de même pas empêché l'homme d'aller sur la lune, donc pourquoi ne pas tenter le coup !

Enfin, sachez que le test MBTI est un test payant, qui doit être fait par un professionnel pour le relire et en discuter avec vous avant de tirer toute conclusion et pouvoir valider votre profil. Si cependant vous êtes ruiné, sachez qu'en cherchant `mbti test` sous google, vous avez de grande chance d'en trouver quand même.

mardi 27 août 2013

Les récompenses sont démotivantes

Dans une conférence TED, j'ai appris que les récompenses, financières ou autre, n'était pas un facteur de motivation :




On m'aurait menti depuis tout ce temps ? Alors que l'on m'a poussé à faire un bac générale, puis une prépa, puis une école d'ingénieur, pour gagner un maximum d'argent, je découvre aujourd'hui que c'était un mensonge ? L'argent ne fait pas le bonheur ? Mince alors !

En fait si, l'argent fait le bonheur, jusqu'à un certain point. Une fois comblé les besoins naturels : habitation, alimentation, sécurité, (on parle de besoins physiologiques) le reste ne sert pas à s'épanouir plus. Au mieux, il permet d'accéder à un confort supérieur. Au pire, il est un frein à un développement plus personnel : de meilleurs horaires, un travail moins loin, un travail plus intéressant, un mi-temps...

Mais ce n'est pas tout. Non seulement l'argent n'est pas motivant, mais devient même un excellent démotivant. Dans l'étude dont parle la vidéo, on a assigné une énigme à deux groupes. Le premier le faisait pour la science, le deuxième pour une maigre somme d'argent. Le premier groupe a été plus efficace que le deuxième. L'argent nous motive pour travailler plus vite, mais il ne nous permet pas de travailler mieux. Hors pour la résolution d'une énigme, ou tout autre tâche qui requiert de l'intelligence, l'argent devient un frein.

Un autre exemple est l'éducation des enfants. Vous souhaitez que votre enfant teste un nouveau sport comme le judo alors qu'il n'est pas très motivé. Pourtant vous pensez que ça pourrait l'aider à se développer et à le rendre moins timide. Si vous lui proposez une récompense comme une glace ou un ballon, la prochaine fois qu'il devra allez au judo, il désirera une récompense. Il ne souhaiteras plus y aller sans contrepartie, et il ne prendra pas réellement plaisir à ce sport, car le judo sera lié à un mécanisme de récompense. Je ne prend pas plaisir à pratiquer le judo, je le fais pour la récompense.
Une meilleur façon de s'y prendre est de fournir des raisons intrinsèques. Tu me feras plaisir si tu vas au judo. Je serais vraiment fier de toi. L'enfant se sentira réellement motivé, car il aime faire plaisir, et il y retournera volontiers, et peut être même qu'il se mettra à aimer ça.

On peut aisément transférer cette situation dans le monde professionnel. Si vous souhaitez assigner une nouvelle tache à l'un de vos employés, ne parlez pas de récompense. Cela ne motivera pas votre employé, et il risque de devenir complètement improductif. L'employé doit être motivé par des raisons intrinsèques : Autonomie, Maîtrise et Pertinence. Faire ce qu'on veut, le faire bien, et parce que on y croit.

Si un beau poster et une jolie phrase est tout ce qu'il te faut pour être motivé,
tu as probablement un boulot très simple, le genre que les robots feront bientôt


mercredi 26 juin 2013

L'art martial des engueulades

Une traduction de l'article de Peter Bragman : The Martial Art of Difficult Conversations

Ma femme Eleanor et moi vivions dans une petite maison à Princeton dans le New Jersey. Une nuit alors que nous rentrions à la maison, nous avons trouvé une voiture garée sur notre emplacement réservé. Impossible de savoir à qui appartenait cette voiture. Nous étions fatigués, et nous ne trouvions nulle part où nous garer. Nous avons donc appelé la fourrière. Nous nous sommes garés, et nous sommes allés nous coucher.

Le matin suivant, quelqu'un frappa lourdement à notre porte. Eleanor a été la première à répondre, et elle le regretta immédiatement. C'était notre voisine, appelons la Leslie, qui était très énervée. A la vue d'Eleanor, une pluie d'insultes et d'accusations déferla sur elle. J'étais de l'autre côté de la maison, et pourtant j’entendis tout très nettement.

Il apparut que la voiture mystère appartenait à son fils. Eleanor, habituellement calme et sereine, commença à se justifier, ce qui eut pour conséquence de rendre Leslie encore plus énervée. Et elles continuèrent à s'invectiver, chacune défendant son bout de pain.

Pendant ce temps, je réfléchis au meilleur moyen de sauver Eleanor. Je devais calmer la colère de Leslie, sinon nous n'irions nulle part. La seule solution était de donner le sentiment à Leslie d'être écoutée. Une fois qu'elle aurait le sentiment que son point de vue était compris, et que nous aurions compris à quel point elle était en colère, elle se calmerait, ensuite nous pourrions discuter.

Je décidai de faire trois choses :
  1. Poser des questions. Je poserai des questions ouvertes, des questions de curiosités. Qui, quoi, quand, où, pourquoi, etc... Des questions qui clarifieraient ce qu'elle essayait de dire et ce qu'elle ressentait. Des questions qui permettraient de comprendre son point de vue. Je ne poserai pas de questions/affirmations qui ne duperait personne du genre "Tu ne crois quand même pas ça non ?"
  2. Ecouter vraiment. Je me tairai et j'écouterai ce qu'elle avait à dire. Je ne penserai à rien d'autre, uniquement ce qu'elle me dira. J'essayerai aussi de lire entre les lignes, de comprendre ces intentions, ces peurs.
  3. Répéter et résumer. Je répéterai ce que j'aurai entendu, en essayant de réutiliser les mêmes mots qu'elle. Je résumerai aussi ce que j'aurai entendu, et je vérifierai avec elle si j'ai bien compris. Si elle me dit que je ne comprends pas, je ne lui demanderai pas de répéter, parce qu'elle ne fera que répéter la même chose une nouvelle fois. Ce que je veux vraiment c'est savoir ce que je n'ai pas compris. Donc je lui demanderai ce que j'ai raté. Une fois qu'elle me l'aurait dit, je lui répéterai cette partie une nouvelle fois et lui demanderai si j'ai bon. 
Encore plus important, je n'essayerai pas de nous justifier tant que la colère ne serait pas passée. Le signal serait : une fois qu'elle prend une bonne bouffé d'air et qu'elle détend ces épaules, je pourrai commencer à nous expliquer.

Je me suis senti aussi prêt que possible. Mon cœur battait la chamade au fur et à mesure que je m'approchais de l'endroit où les deux se criaient dessus. "Leslie," interrompais-je, "Salut. Tu es apparemment énervée à propos de quelque chose." Elle vit une nouvelle victime et se jeta dessus. "Énervée n'est même pas le quart de ce que je suis..." J'écoutais. Je posais des questions. Je répétais et résumais. Finalement, il apparut que je compris vraiment pourquoi elle était tellement en colère.

Après environ 15 minutes, je dis, "Donc ton fils vient te voir une fois tous les 36 du mois, et tu voulais vraiment que ce se passe bien. Mais les gens que tu pensais être tes voisins sympas ont appelé la fourrière à la première occasion. Une bonne raison de plus pour lui de ne plus venir te voir."

"Ouais, c'est ça", dit-elle, un peu plus calmement. Et ensuite... rien. Elle était silencieuse. Elle n'avait rien d'autre à dire. J'avais complètement saisie son point de vue. Elle s'était déchargée de sa frustration. Elle avait été écoutée.

C'était le bon moment pour lui dire que nous étions désolés. Son fils venait tellement rarement que nous n'avions pas reconnu sa voiture. Et comme aucun message n'apparaissait, nous n'avions aucun moyen de savoir à qui appartenait la voiture. Il était tard, beaucoup trop tard pour sonner à toutes les sonnettes pour savoir à qui appartenait la voiture, et nous avions besoin de nous garer. C'était la meilleure décision à ce moment-là. Nous étions vraiment désolés d'avoir appelé la fourrière.

Elle se calma encore, et elle nous remercia de la comprendre. Elle suggéra de nous avertir la prochaine fois que son fils viendra. Et elle repartit... souriante.

La seule raison de mon efficacité dans cette situation était parce que j'ai pu réfléchir pendant une minute. Bien que je suis un grand croyant de la pause avant la réponse, c'est quelque fois difficile dans l'excitation du moment. Si c'était moi qui avais répondu à la place d'Eleanor, j'aurai peut-être été encore plus sur la défensive qu'elle.

Quand on apprend les arts martiaux, on apprend le même geste indéfiniment, jusqu’à ce qu'il devienne automatique, et disponible en cas d'attaque surprise. Je réalisai que ce jour-là, j'avais besoin d'un équivalent conversationnel. Je résolu la question en créant mon propre nouveau réflexe : Poser une question.

A chaque fois que je suis surpris et que je ne sais pas quoi dire, je pose maintenant une question. Même si c'est une question bateau du genre "Pouvez-vous m'en dire plus ?". Cela oblige la personne en face à parler, et dans une engueulade, c'est toujours utile de laisser l'autre personne parler en premier. Cela réduit leur instinct de défense, vous pouvez apprendre quelque chose et changer de perspective, ou au moins vous aider à réfléchir à votre point de vue afin qu'ils puissent le comprendre, et vous donner l'exemple de quelqu'un qui écoute, quelque chose qu'il pourrait faire aussi ensuite.

Cette nuit nous avons entendu frapper à notre porte et nous avons tous deux sursauté. "C'est ton tour", me dit Eleanor. C'était encore Leslie. Elle nous demanda si nous voulions manger un morceau ensemble.
Surpris, je réagi instinctivement, "A quoi tu penses ?" 




Peter Bregman est l'auteur de 18 Minutes: Find Your Focus, Master Distraction, and Get the Right Things Done, vainqueur de la médaille d'or des Axiom Business Book awards, nommé meilleur livre de business de l'année sur NPR, et sélectionné par Publisher’s Weekly et New York Post dans le top 10 des meilleurs livres de business.
Il est aussi l'auteur de Point B: A Short Guide to Leading a Big Change et coauteur de cinq autres livres.
Invité sur PBS, ABC et CNN, Peter est un contributeur régulier de Harvard Business Review, Fast Company, Forbes, National Public Radio (NPR), Psychology Today, et CNN, ainsi qu'un chroniqueur hebdomadaire sur Fox Business News.
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Peter Bregman is the author, most recently, of 18 Minutes: Find Your Focus, Master Distraction, and Get the Right Things Done, winner of the Gold medal from the Axiom Business Book awards, named the best business book of  the year on NPR, and selected by Publisher’s Weekly and the New York Post as a top 10 business book.
He is also the author of Point B: A Short Guide to Leading a Big Change and co-author of five other books. Featured on PBS, ABC and CNN, Peter is a regular contributor to Harvard Business Review, Fast Company, Forbes, National Public Radio (NPR), Psychology Today, and CNN as well as a weekly commentator on Fox Business News.
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mercredi 22 mai 2013

Pourquoi j'ai retourné mon iPad


Une traduction de l'article de Peter Bragman : Why I Returned My iPad

Un peu plus d'une semaine après avoir acheté l'iPad, je l'ai retourné à Apple. Le problème ne venait pas vraiment de l'iPad, même si il avait quelques défauts. Le problème venait de moi.

J'aime les nouvelles technologies, mais je ne fais pas partie de ceux qui achètent en premier. J'ai attendu la deuxième génération de l'iPod, la deuxième génération de l'iPhone et la deuxième génération du MacBook Air.

Mais l'iPad était différent. Tellement élégant, tellement cool, tellement différent. Et aussi, comme il provient de l'iPhone, la majorité des fonctionnalités devait déjà fonctionner pleinement.

Donc à 16 heures, le jour de la sortie de l'iPad 3G, pour la première fois de ma vie, j'ai fait la queue pendant deux heures pour acheter quelque chose.

Je l'ai installé directement dans le magasin, je voulais être sur de pouvoir le démarrer dés que je l'aurais payé. Et je l'ai utilisé. Je l'ai amené partout avec moi; il est tellement petit et mince et lumineux, pourquoi ne pas l'emporter de partout ?

Evidemment, j'ai écrit mes emails dessus. Mais j'ai aussi écrit mes article avec Pages. J'ai regardé des épisodes de Weeds sur Netflix. J'ai vérifié les informations, la météo, le trafic. Et évidemment, je l'ai fièrement montré à n'importe qui montrant le moindre petit intérêt. (Cela pourrait faire l'objet d'un article entier à lui seul. Nous montrons fièrement nos acquisitions récentes, comme si le simple fait de les posséder était un accomplissement. Pourquoi ? Je n'ai pas inventé l'iPad, j'en ai juste acheté un.)

Il ne m'a pas fallu longtemps pour découvrir le côté obscur de cet appareil révolutionnaire : il est trop bien.

Il est trop simple. Trop accessible. En même temps trop rapide et trop durable. Certes il a des défauts, mais rien de monumental. Il fait principalement tout ce dont je peux vouloir. Ce qui, finalement, est un problème.

Bien sur, j'ai peut être envie de regarder un épisode de Weeds avant d'aller me coucher. Mais est-ce que je le doit vraiment ? C'est vraiment difficile de s’arrêter après juste un épisode. Et deux heures plus tard, je suis diverti et fatigué. Suis-je vraiment dans un meilleur état ? N'aurait-il pas mieux fallu que je dorme sept heures au lieu de cinq ?

L'atout de l'iPad c'est que c'est un ordinateur n'importe où, n'importe quand. Dans le métro. Dans le hall en attendant l'ascenseur. Dans la voiture en route pour l'aéroport. Chaque moment de libre devient potentiellement un moment iPad.

L'iPhone fait à peu près la même chose, mais pas exactement. Qui a envie de regarder un film dans son lit sur un iPhone ?

Alors pourquoi est-ce un problème ? C'est comme ci j'étais super productif. A chaque minute de mon temps, soit je produisais, soit je consommais.

Mais quelque chose — plus que le sommeil, même si c'est important aussi — s'est perdu dans l'effervescence. Quelque chose de trop précieux pour le perdre.

L'ennui.

S'ennuyer est quelque chose de précieux, un état d'esprit que l'on devrait rechercher. Une fois que l'on commence à s'ennuyer, notre esprit commence à s'évader, cherchant quelque chose d'excitant, quelque chose d’intéressant où arriver. Et c'est la que la créativité éclot.

Mes meilleures idées viennent à moi quand je suis improductif. Quand je cours et que je n'écoute pas mon iPod. Quand je suis assis, à rien faire, attendant quelqu'un. Quand je suis couché dans mon lit, mon esprit vagabondant avant de m’endormir. Ces moments "gâchés", rempli de rien de particulier, sont vitaux.

Il y a des moments pendant lesquels, souvent inconsciemment, nous organisons nos pensées, nous donnons du sens à nos vies, nous relions les points. Ce sont ces moments pendants lesquels nous nous parlons à nous même. Et nous écoutons.

Perdre ces moments, les remplacer par des occupations et de l'efficacité, est une erreur. Le pire, c'est que nous ne les perdons pas. Nous les jetons activement à la poubelle.

`Ce n'est pas l'iPad le problème.`, précise mon frère Anthony  — qui, je me sens obligé de le mentionner, est en train de produire un film intitulé Mon Idiot de Frère. `C'est toi le problème. Ne l'utilise pas autant.`.

Je plaide coupable. C'est moi le problème. Je ne peux pas ne pas l'utiliser s'il est là. Et malheureusement, il est toujours là. Donc j'ai retourné l'iPad. Problème résolu.

Mais cela m'a appris quelque chose à propos de la valeur de l'ennui. Et j'ai maintenant beaucoup plus conscience de l'utilisation de ces moments, ces entre-deux, ces promenades, ces trajets, ces attentes, pour laisser mon esprit vagabonder.

Au même moment où je retournais mon iPad, j'ai constaté que ma fille de huit ans Isabelle était incroyablement occupée à partir du moment où elle rentrait de l'école jusqu'au moment où elle allait au lit. Bain, lecture, guitare, dîner, devoirs, c'était non-stop jusqu'au moment où je la montais au lit. Une fois couchée, elle essayait de me parler, mais j'étais trop inquiet du peu de sommeil qu'elle allait avoir. Je lui demandais de se taire, et de s'endormir rapidement.

Nous avons un nouveau rituel maintenant, et c'est vraiment devenu l'un de mes moments préférés de la journée. Je la mets au lit 15 minutes plus tôt qu'avant. Elle rampe jusqu’à son lit, et au lieu de se taire, je m'assois à côté d'elle, et nous parlons. Elle me raconte les choses qui lui son arrivé ce jour ci, les choses qui l’inquiètent, qui l’intéressent, qui la préoccupent. Je l'écoute et je lui pose des questions. Nous rions ensemble. Et nos esprits vagabondent.



Peter Bregman est l'auteur de 18 Minutes: Find Your Focus, Master Distraction, and Get the Right Things Done, vainqueur de la médaille d'or des Axiom Business Book awards, nommé meilleur livre de business de l'année sur NPR, et sélectionné par Publisher’s Weekly et New York Post dans le top 10 des meilleurs livres de business.
Il est aussi l'auteur de Point B: A Short Guide to Leading a Big Change et coauteur de cinq autres livres.
Invité sur PBS, ABC et CNN, Peter est un contributeur régulier de Harvard Business Review, Fast Company, Forbes, National Public Radio (NPR), Psychology Today, et CNN, ainsi qu'un chroniqueur hebdomadaire sur Fox Business News.
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Peter Bregman is the author, most recently, of 18 Minutes: Find Your Focus, Master Distraction, and Get the Right Things Done, winner of the Gold medal from the Axiom Business Book awards, named the best business book of  the year on NPR, and selected by Publisher’s Weekly and the New York Post as a top 10 business book.
He is also the author of Point B: A Short Guide to Leading a Big Change and co-author of five other books. Featured on PBS, ABC and CNN, Peter is a regular contributor to Harvard Business Review, Fast Company, Forbes, National Public Radio (NPR), Psychology Today, and CNN as well as a weekly commentator on Fox Business News.
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